Ta santé et celle des autres

Les plans NOKAPOTE, YOP, etc ... t'exposent au risque de choper des maladies sexuelement transmissibles (MST) plus ou moins graves, pas seulement le SIDA, mais aussi la syphilis ou bien d'autres.
En dehors du Sida, il possible de les soigner, mais bien souvent elles risquent d'être douloureuses, génantes et de t'empêcher de baiser pendant une durée très variable. Pendant la période d'incubation ou tu ne sais pas que tu est contaminé, tu risques de les tranmettre. Alors voici des informations sur ces maladies .

Comprendre son bilan sanguin: Lien
Les séropositifs connaissent le rituel de la prise de sang : il faut remplir un ou plusieurs tubes. Mais à quoi vont servir ces tubes de sang ? Que va en faire le laboratoire de biologie ?

 

Décoder sa feuille de bilan sanguin quand on est séropositif, c’est possible !

 

Écouter: À quoi sert le bilan sanguin ?
durée : 4:17
(MP3, 1010 ko)

Écouter: CD4 et charge virale, deux indicateurs de base
durée : 7:42
(MP3, 1.7 Mo)

Écouter: Le bilan hépatique (le foie)
durée : 3:06
(MP3, 733 ko)

Écouter: Le bilan lipidique (cholesterol)
durée : 5:17
(MP3, 1.2 Mo)

Écouter: Comment décoder les informations du bilan
durée : 5:58
(MP3, 1.3 Mo)

Écouter: Les autres résultats du bilan sanguin de routine
durée : 3:07
(MP3, 735 ko)

Une question juridique ou sociale liée à la santé : des écoutants spécialistes vous informent et vous orientent.

* Lundi, mercredi et vendredi de 14 heures à 18 heures
* Mardi et jeudi de 14 heures à 20 heures
*vous pouvez aussi appeler le numéro traduit 01-53-62-40-30, qui peut être une solution plus avantageuse si vous appelez d’un portable

Lipodystrophies faciales ; LIEN http://www.actions-traitements.org

 

lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV ou maladie de Nicolas-Favre)
Qu’est-ce que la LGV ?

Maladie vénérienne due à une chlamydia, qui se traduit par une adénite inguinale (ganglions à l’aine) et une rectite érosive si la contamination est d’origine rectale.
Maladie tropicale, endémique dans certaines régions d'Afrique, en Amérique centrale et du Sud, et dans les Caraïbes, l’infection à Lymphogranuloma venerum a fait son apparition dans les backrooms hollandaises en Avril 2003 puis s’est répandue dans le reste de l’Europe. Elle touche principalement les hommes jeunes, actifs sur la scène cuir,, en majorité séropositifs pour le VIH, certains d’entre-eux ayant d’autres IST.

 

Modes de transmissions
Rapports non protégés,
Chlamydia. trachomatis serotypes L1, L2 et L3

Actuellement la LGV se transmet par pénétration anale non protégée chez les homosexuels.

Incubation
La durée de l’incubation est très variable, de 2 à 60 jours.

Signes cliniques
La LGV évolue classiquement en 3 phases :

 

* Phase primaire : micro-ulcération génitale ou anale passant souvent inaperçue car indolore, transitoire et volontiers profonde (col, urètre, rectum).
* Phase secondaire : soit adénopathie inflammatoire inguino-crurale évoluant vers la fistulisation ; soit anorectite aigüe avec ténesme, douleurs rectales et écoulement mucopurulent +/- hémorragique avec AEG +/- important. L’aspect rectoscopique de rectite ulcérée peut orienter à tord vers le diagnostic de maladie de Crohn ou d’herpes.
* Phase tertiaire : en l’absence de traitement, possibilité d’évolution vers la chronicité : fistules, rétrécissements…

Texte de : http://www.actions-traitements.org

 

BLENNORAGIE

La blennorragie (ou chaude pisse) est une maladie sexuellement transmissible. Il y a différents types de blennorragies : l’urétrite, qui est une inflammation de l’urètre et la gonococcie, qui est une infection au niveau de l’anus et du rectum.

Transmission : La transmission s’effectue par contact sexuel, qui peut avoir lieu lors d’une pénétration non protégée, lorsque l’on se fait sucer ou que l’on suce, ou lorsque l’on se fait lécher l’anus ou qu'on lèche un anus.

Symptômes: L'urétrite donne des picotement et l’écoulement d’un liquide. Pour les blennorragie de l’anus, les symptômes ne sont pas toujours détectables, sinon une envie d’aller aux toilettes.

Traitement : Oui. Il convient de faire faire des examens médicaux pour déterminer exactement de quoi il s’agit. Il n’y a pas de vaccin mais des traitements qui seront prescrits par le médecin traitant.

Comment l'éviter ? En utilisant un préservatif lors d’une relation sexuelle.

 

SYPHILIS

La syphilis se transmet principalement par des rapports sexuels non protégés.

Syphilis primaire

Elle n'a pas toujours de signes apparents, et lorsqu'ils existent, ils n'apparaissent en général que 3 semaines après la contamination.
Il s'agit d'une lésion caractéristique des muqueuses appelée le chancre d'inoculation (petite plaie rosée, creuse, atone, à fond induré, et indolore) : il correspond au point d'entrée de la bactérie.
Cette ulcération généralement unique, se retrouve au niveau du fourreau de la verge, sur le gland, dans l'urétre (invisible), au niveau du col cervical, du vagin, de la vulve.
D'autres localisations sont possibles, anus, amygdale, lévres, langue...etc. Cette lésion s'accompange d'une adénopathie importante, entouré de plusieurs autres plus petites dans la région de drainage lymphatique du chancre. (Prefet de l'aine est le qualificatif pour le plus gros ganglion de l'aine).
Ces adénophathies sont légérement inflammatoire, et indolores.

Les lésions syphilitiques sont toutes extrèmement contagieuses.
Le prélevement à la recherche de la bactérie en est donc facilité.

Syphilis secondaire

Elle s'accompagne d'éruptions multiples sur la peau et/ou sur les muqueuses sans démangeaison (petites taches rose pâle sur la peau et rouge sur les muqueuses du gland, de l'anus, de la gorge, de la langue, des lèvres).
Les signes visibles peuvent disparaître même sans traitement, mais la syphilis reste présente dans l'organisme et transmissible.

Syphilis tertiaire

Elle s'aggrave sérieusement sans traitement par des atteintes graves cardio-vasculaires, du système nerveux, des articulations, du cerveau et des yeux.
Elle augmente également sérieusement le risque de transmission du VIH et elle se complique chez les personnes séropositives par une évolution plus rapide et des complications neurologiques plus fréquentes.

Syphilis congénitale

Touchant les enfants pendant le 2ème et 3ème trimestre de la grossesse, si la mère présente une syphilis primaire ou secondaire.

Méthodes diagnostics

* Examen direct au microscope sur fond noir : Tréponème facilement identifiable.
* Dépistage par une prise de sang (sérologies syphilitiques d'interprétation difficile)

Traitement

Le traitement immédiat par une injection unique de benzathine-pénicilline de 2,4 millions d'unités reste le traitement idéal des syphilis primaires, des syphilis secondaires sans atteinte viscérale et des syphilis latentes de moins d'un an. Le médecin doit aménager le traitement en cas de syphilis secondaire grave, notamment associée à des complications neurologiques et en cas d'allergie aux pénicillines. Un test ultérieur confirmera la guérison de la maladie par la négativation (ou la baisse) des résultats d'examens.

 

CRÊTE DE COQ

Les condylomes sont causés par un virus. Ils se manifestent sous la forme de sortes de verrues qui apparaissent au niveau du gland, mais aussi à l’intérieur ou à l’extérieur de l’anus.

C'est extrêmement contagieux, c’est la MST la plus répandue
semble t il.

Plus tôt c est soigné, mieux c’est..ça ne guéri pas tout seul et ça s’aggrave (prolifération des verrues)En cas d’infestation importante il faut recourir à une anesthésie générale, et les suites opératoires sont assez douloureuses au niveau anus.

Le traitement necessite un suivi tous les 15 jours au debut minimum pour contrer les recidives.
Non traité, cela peut évoluer chez un cancer rectal, en recrudescence chez les personnes S+ (même famille de papilloma virus lié le cancer de l’utérus pour lequel un vaccin vient d être développé)

Transmission : La transmission a lieu par contact sexuel, lorsque la peau d’une personne touche l’endroit où sont disséminés les condylomes.

Symptômes : Les condylomes apparaissent de manière isolée ou bien en formation. Ils ne sont pas douloureux la plupart du temps mais peuvent saigner s'ils sont à l’intérieur de l’anus.

Traitement : Une opération par ablation existe, elle sera prescrite par un médecin traitant.

Comment l'éviter ? Lorsqu’on eu des condylomes une fois, il convient de se faire suivre ensuite pour vérifier qu’ils ne réapparaissent pas.

 

HERPES

L’herpès est un virus. Il y a deux types d’herpès : l’herpès labial, que l’on reconnaît aux boutons de fièvre qu’il provoque ; et l’herpès anal et génital, qui peut apparaître au niveau de l’anus, ou du pénis. Beaucoup d’entre nous ont déjà été en contact avec l’herpès. C’est une maladie que l’on contracte sans qu’il y ait de symptômes, et qui peut se réveiller ensuite à un moment donné. L’herpès peut donc être soigné mais réapparaître quelques mois, voire des années plus tard.

Transmission : Ça se transmet très simplement : par un baiser pour l’herpès labial. La seconde forme d’herpès, plus virulente, est contractée quand on suce ou se fait sucer, quand on lèche un anus et quand on se le fait lécher ou lors d’une sodomie non protégée.

Symptômes : Pour l’herpès labial, il s’agit de boutons de fièvres qui apparaissent sur les lèvres.
Pour l’herpès anal, il faut toujours faire un prélèvement afin de bien vérifier qu’il s’agit d’un herpès.
Au niveau de l’anus, il se manifeste par des petites vésicules très douloureuses.
L’herpès génital se traduit également par la formation de vésicules, situées autour du gland.

Traitement : Des traitements existent, ils seront prescrits par un médecin traitant. Il convient de traiter l’herpès anal ou génital pas seulement pour stopper la douleur mais aussi car l’herpès est une porte d’entrée supplémentaire pour le VIH.

Comment l'éviter ? En utilisant un préservatif, tout simplement, et en évitant tout contact buccal ou génital avec les vésicules.
En cas de pénétration anale et s’il y a des vésicules herpétiques, il faut être doublement vigilant et mettre un préservatif. De même, en cas de contact avec une vésicule, il faut bien se laver les mains après, ne pas porter ses doigts à ses yeux ou à sa bouche afin d’éviter toute transmission.

L'HEPATITE Tout savoir sur les hépatites

INTRODUCTION : L’hépatite est un virus. Littéralement, cela signifie : inflammation du foie. Il y a différentes formes d’hépatites : l’hépatite A, B ou C, mais aussi l’hépatite delta ou l’hépatite E - pour celles que l’on a aujourd’hui dépistées.

Il existe une ligne téléphonique, mise en place par Sida Info Service : Hépatites Info Service. Elle fonctionne du lundi au vendredi, de 9 à 19 heures : 0 800 845 800 (numéro vert et gratuit).

HEPATITE A


 

HEPATITE B une maladie universelle

Répartition mondiale du VHB :

MODES DE CONTAMINATION

METHODE DE DEPISTAGE
Seule la prise de sang permet de dépister le VHB. La présence du VHB est démontrée par l’existence de l’antigène de surface (Ag HBs ou anciennement Ag Australia). En présence de l’Ag HBs, il peut être nécessaire de rechercher les signes de réplication virale : l’Ag HBe et l’ADN viral.

Mode de révélation :
a) Découverte fortuite (90%) : Il s’agit du cas le plus fréquent en raison du caractère habituellement asymptomatique de l’affection aiguë.

* Découverte d’une élévation des transaminases à l’occasion d’un bilan de santé, d’un examen de routine en médecine du travail ou lors d’un don de sang.
* Dépistage dans des populations exposées (sujets provenant de zones d’endémie élevée, toxicomanes, détenus, pensionnaires en institutions, hémodialysés, patients atteints d’une maladie sexuellement transmissible).

b) Découverte suite à la présence de symptômes aspécifiques tels que :

* Fatigue, affaiblissement général de l’organisme. Douleurs articulaires.

Evolution :
Lorsqu’un patient entre en contact avec le VHB, dans la majorité des cas (90%), il ne s’en rend pas compte car l’affection est asymptomatique. Il ne développe une jaunisse
que dans 10% des cas.

La guérison d’une hépatite aiguë due au VHB survient dans 90% des cas. La réplication virale s’arrête, l’Ag HBs disparaît et des anticorps protecteurs (ac anti-HBs) apparaissent.

Dans 10% des cas, le VHB reste présent. Si l’Ag HBs est toujours positif 6 mois (délai fixé arbitrairement par convention) après l’épisode aigu, on parle de porteur chronique du VHB.

Environ 1/3 des porteurs chroniques sont des porteurs sains du virus. Celui-ci est présent mais ne se multiplie plus et n’entraîne aucune lésion du foie. Les transaminases sont normales et il n’y a aucun risque de développer une cirrhose.

Environ 1/3 des porteurs chroniques ont une inflammation modérée du foie (hépatite chronique peu active) . Les risques de " dégâts " au niveau du foie sont très minimes. Enfin, le dernier 1/3 des porteurs chroniques du VHB ont des lésions sévères (hépatite chronique active ou agressive) avec le risque de développer une fibrose d’abord et ensuite 20 à 30% sur 20 ans de développer une cirrhose.

Seule la biopsie hépatique permet de différencier l’hépatite chronique peu active d’une hépatite active ou agressive.

Conseil aux patients :

TRAITEMENTS DE L’HEPATITE B
a) Interféron alpha :
La dose d’interféron habituellement utilisée dans l’hépatite B est de 5 à 10 millions d’UI, 3 fois par semaine, pendant 4 à 6 mois, en injection sous-cutanée. En l’absence de réponse après cette période, il est inutile de poursuivre le traitement. Pendant le traitement, les transaminases doivent être contrôlées tous les mois. Si le patient répond au traitement, l’ADN viral disparaît normalement après 2 à 3 mois de traitement. En même temps, les transaminases augmentent brusquement, pour se normaliser ensuite. Cette cytolyseest de bon augure et ne doit pas faire diminuer les doses d’interféron. L’arrêt de la réplication virale va suivre ce pic de transaminases, parfois plusieurs mois après l’arrêt du traitement à l’interféron.

b) Autres traitements médicaux :
Un nouveau médicament anti-viral est actuellement disponible, la lamivudine. Ce médicament bloque la réplication du VHB. Il a l’avantage de se prendre par la bouche et d’être très bien toléré. Malheureusement, la récidive de l’hépatite est fréquente àl’arrêt du médicament. D’autres nouveaux médicaments sont actuellement à l’étude.

La vaccination :
Heureusement, pour l’hépatite B, il existe un vaccin dont la prise s’opère de la façon suivante : 1 injection tous les mois pendant 2 mois et ensuite, après 6 mois et avant un an, la 3° injection qui termine la phase de vaccination.

Certaines personnes ne réagissent pas à ce vaccin mais il donne de bons résultats dans 90 à 95% cas. La vaccination est indispensable pour les groupes à risques : personnel soignant, sauveteurs, pompiers, les personnes voyageant dans des pays à risque, les toxicomanes, les prostituées, etc.

Il est également recommandé aux jeunes ayant une forte activité sexuelle avec des partenaires multiples.

En Belgique, depuis peu, le vaccin est partiellement remboursé pour les enfants de 14 à 15 ans, alors qu'auparavent, il était remboursé pour les enfants jusqu'à 12 ans. Le prix plein tourne autour des 1.200 frs par injection pour les adultes. Il est également remboursé lorsqu’il est rendu obligatoire par l’exercice d’un métier à risque. Le GAIPH a pour objectif d'obtenir la gratuité du vaccin pour tout le monde quel que soit l'âge. Une prise en charge élargie reviendra toujours moins cher à notre Sécurité Sociale que le traitement des malades et diminuerait fortement le risque de portage chronique avec tous les problèmes qu'il entraîne.

CONCLUSIONS:
L’hépatite B aiguë se guérit en quelques semaines sans séquelle hépatique. L’hépatite chronique B nécessite plusieurs mois de traitement et, en cas de bonne réponse au traitement, la réplication virale s’éteint, même si on ne peut éradiquer totalement la présence du VHB dans l’organisme.
ans traitement, l’évolution de la maladie s’étale sur plusieurs décennies avec un risque de développer une cirrhose de l’ordre de 10%.Le virus de l’hépatite B est très contagieux. Les patients porteurs doivent connaître les règles élémentaires d’hygiène.Un dépistage systématique de l’entourage est indispensable pour pouvoir vacciner les personnes non protégées.

 

HEPATITE C

Transmission : Le virus se transmet d’abord par le sang, notamment par le matériel d’injection. Mais aussi par les pailles que l’on peut utiliser pour sniffer de la cocaïne ; ou encore par le coton et les cuillères utilisés lors d’une injection.

Quels sont les signes de l'hépatite C?

La plupard des personnes atteintes du VHC ne présentent aucun symptôme et se sentent bien durant des années. D'autres se sentent fatiguées, souffrent de douleurs articulaires ou perdent l'appétit. Certains ont les yeux et la peau jaunâtres. Ce phénomène porte le nom de jaunisse ou ictère.

Traitement le traitement :

L'alimentation: si vous aviez un comportement alimentaire un peu anarchique, profitez-en pour le modifier. Les règles de diététique bénéfiques pour tous sont encore meilleures pour nous. Il faut veiller à notre équilibre alimentaire, éviter les excès de gras et de sucre et surtout l'alcool, privilégier légumes, fruits, féculents, poissons, viandes blanches, produits laitiers. Ecoutez-vous, suivez vos envies. Selon le stade de notre maladie, il arrive que nous n'ayons plus envie de telle ou telle catégorie d'aliments. Notre mot d'ordre : ne pas se priver, mais ne pas se forcer non plus.

Il est essentiel de garder votre foie en santé parce qu'il remplit des fonctions vitales. Il aide à digérer les aliments et stocke des vitamines et minéraux. Mais il joue un rôle encore plus important : il filtre les substances de toutes sortes, chimiques et autres, qui pénètrent à l'intérieur du corps, y compris les toxines qui se trouvent dans l'air, l'eau et la nourriture. Le foie est également essentiel dans la production du sang et de plusieurs protéines.

Comment l'éviter ? En ne s’échangeant rien de son matériel de prévention. En utilisant un préservatif lors d’une relation sexuelle. En n’utilisant pas le rasoir ou la brosse à dents d’une personne séropositive à l’hépatite C.

Utilisez des gants pour le Fist !!

Comment appeler Hépatites Info Service ?

0 800 845 800
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Pour toute question juridique et sociale:
DROITS DES MALADES INFOS (DMI) a pour objectif d'apporter une réponse juridique à des demandes de plus en plus nombreuses sur les droits individuels, notamment l’accès aux informations médicales, le secret professionnel et la confidentialité, le droit à l’information et au consentement, l’accès à l’assurance, etc., et les droits collectifs des patients.
DMI s'adresse à toutes les personnes quelles que soient leurs pathologies et/ou handicap (par exemple les hépatites, les maladies rares, la polyarthrite rhumatoïde, etc.). Elle informe, conseille, soutient et oriente tous les usagers du système de santé et leurs proches, du simple usager à la personne atteinte d’une pathologie lourde ainsi que les professionnels de santé.
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Papillomavirus, condylomes : Danger!!

Dossier spécial HPV vendredi 1er septembre 2006, par Jean Marc BITHOUN >Une rencontre avec le Dr Abramowitz, responsable de l’unité de proctologie médico-chirurgicale à l’Hôpital Bichat (Paris), nous a permis de discuter avec lui du dépistage des condylomes ano-génitaux. Il nous a fait part de différentes études récentes, auxquelles pour certaines il a participé. InfoTraitements : Quelle est l’origine des condylomes, et leur mode transmission ? Dr L. Abramovitz : Les condylomes ano-génitaux sont provoqués par un virus : le human papillomavirus (HPV), dont il existe 120 types. Ce virus est une des causes importante du cancer du col de l’utérus et de l’anus. Certains génotypes du HPV se développent dans la région du périnée, et plus particulièrement sur les organes génitaux et au niveau de l’anus. La condylomatose ano-génitale est la première maladie sexuellement transmissible en fréquence en France. L’infection par le HPV toucherait beaucoup de personnes dans le monde, mais, dans la très grande majorité des cas, le virus disparaît spontanément. La persistance du virus peut résulter d’une baisse de l’immunité générale (co-infection VIH ou après une chimiothérapie par exemple). Certains des virus HPV sont oncogènes (à l’origine de cancers), en particulier les génotypes 16,18... Ils persistent au niveau de l’épiderme anal ou au niveau du col de l’utérus, ce qui peut aboutir au développement d’une dysplasie plus ou moins sévère et parfois au cancer épidermoïde. L’infection est souvent inapparente. Elle survient chez de jeunes adultes (ainsi, des études ont montré que 70 à 80% des femmes sont infectées par le virus HPV lors des premiers rapports sexuels), mais le virus est éliminée spontanément le plus souvent dans l’année qui suit. Le mode de contamination est donc essentiellement sexuel, le virus HPV vivant au niveau des épidermes. La contamination se fait par l’anus, la bouche, le vagin, et par la verge lors de pénétrations, d’attouchements par des mains souillées par le virus, ou par fellation non protégée. Le préservatif n’est donc un moyen de protection que partiellement. L’incubation varie en général de deux à six mois. Il peut y avoir des réactivations secondaires à une contamination ancienne : il a été démontré que le virus HPV restait présent dans la peau sans lésion visible et pouvait persister même après traitement. I.T. : Comment dépiste-t-on les condylomes anaux ? Dr L.A. : Plusieurs aspects cliniques peuvent indiquer une infection à HPV, et ceux-ci peuvent évidemment coexister. La forme la plus visible est le condylome qui peut prendre un aspect de “bouton” plus ou moins surrélevé au niveau de la marge anale ou dans le canal anal. Le diagnostique est posé par un spécialiste de ce type de lésion. Sous forme macroscopique a minima (peu ou difficilement visibles à l’oeil nu), ils sont détectables par un oeil expérimenté ou lors d’une anuscopie de haute résolution. Les méthodes de détection de ces virus sont qualitatives et quantitatives : elles reposent sur des techniques de biologie moléculaire, qui permettent la mise en évidence de l’ADN viral dans les cellules infectées et son typage. Son intérêt pratique est faible, il est réalisé pour les protocoles d’études. Sous forme microscopique, le virus est détecté sur frottis au niveau du canal anal, il peut être situé au niveau de la marge anale ou dans le canal anal. La positivité de ce test impose un examen avec anuscopie. I.T. : Dans la consultation d’Infectiologie et de prise en charge des patients VIH de l’Hôpital Bichat (à Paris), on propose systématiquement de faire un dépistage des condylomes aux personnes qui sont suivies pour une infection VIH... Dr L.A. : En effet, ce dépistage a été instauré au vu des résultats d’une étude épidémiologique que nous avons menée à Bichat avec les services d’infectiologie. Cette étude a consisté en la réalisation d’un dépistage de mai 2003 à juin 2004. L’examen (avec anuscopie systématique) a été proposé à 516 patients, et 473 l’ont accepté. I.T. : Quelle a été votre méthode d’étude et quels étaient les critères de sélection des patients ? Dr L.A. : L’étude que nous avons réalisée portait sur des patients infectés par le VIH. Les critères relevés étaient l’âge, le sexe, l’origine géographique, l’orientation sexuelle et, concernant la maladie VIH, le taux de CD4, le nadir de CD4 (leur valeur la plus basse), la charge virale, et les thérapeutiques antirétrovirales. Nous avons réalisé un dépistage systématique par inspection de la marge anale et anuscopie. Le diagnostic de condylome n’était posé qu’après la confirmation histologique. I.T. : Quels en sont les résultats ? Dr L.A. : Il y avait trois groupes de patients : 200 hommes homosexuels, 123 hommes hétérosexuels, et 150 femmes. 108 personnes, soit 23% des patients dépistés, étaient porteurs de condylomes anaux, et 11% avaient exclusivement des condylomes intra-canalaires (visibles seulement en anuscopie). À noter que 402 patients n’avaient pas d’antécédents de condylomes avant notre dépistage. Les résultats diffèrent en fonction des trois groupes étudiés : * homosexuels : 36,5% de condylomes * hérosexuels : 14,6%
* femmes : 11,3% Avoir des antécédents de condylomes anaux multipliait le risque de présenter de nouveaux condylomes par 25 chez les femmes, et par deux chez les homosexuels masculins, ,alors que pour les hétérosexuels, ce sont les antécédents de condylomes péniens qui multipliaient ce risque par 26. Les femmes qui avaient des rapports anaux avaient un risque multiplié par six. Cette étude souligne l’intérêt du dépistage systématique et montre également qu’un simple examen de la marge anale (bord de l’anus) n’est pas suffisant dans la moitié des cas. En effet, parmi les 108 dépistages de condylomes positifs, 50% étaient exclusivement situés dans le canal anal, et donc détectables seulement par anuscopie. Enfin 56% étaient associés à une dysplasie (lésion à potentiel d’évolution cancéreuse). I.T. : Existe-t- il des traitements ? Dr L.A. : Quand il s’agit de condylomes peu nombreux au niveau de la marge anale, un traitement local peu être envisagé. Il s’agit soit de détruire ces lésions avec un bistouri electrique après une anesthésie locale, soit d’utiliser la pommade imiquimod, qui est immunostimulante. Les dermatologues effectuent une destruction par le froid (cryothérapie). En cas de condylomes multiples dans le canal anal et/ou au niveau de la marge anale, il faut envisager une intervention chirurgicale avec destruction physique par électrocoagulation (par bistouri électrique). I.T. : Quelles sont les raisons de traiter les condylomes anaux ? Dr L.A. : Trois raisons justifient ce traitement. La première est qu’il s’agit d’une infection virale qui se propage rapidement, dans l’anus, et de proche en proche au niveau génital et urinaire ; la seconde est qu’il s’agit d’une IST (infection sexuellement transmissible), avec une contagiosité importante. La troisième raison est l’évolution possible, même si elle est rare en l’absence d’immunodépression, vers un cancer de l’anus (carcinome épidermoide). Cela peut justifier la réalisation de prélèvements pour examen microscopique de toute lésion condylomateuse atypique. I.T. : La séropositivité peut-t-elle favoriser les condylomes et la transmission du HPV ? Dr L.A. : L’infection à VIH est un facteur qui favorise largement l’infection à HPV. Chez la femme, dans une étude réalisée par Palesky et coll., 76% des patientes séropositives versus 42% de celles séronégatives avaient une infection anale à HPV, avec respectivement 28 et 8% d’infections à plusieurs génotypes différents. Il apparaissait aussi que le portage anal (endroit où se localise l’infection) chez ces femmes était plus fréquent que le portage cervical (col de l’utérus), quel que soit leur statut sérologique. Les facteurs de risque d’infection anale chez ces femmes séropositives étaient un antécédent d’infection cervicale par HPV, un taux de lymphocytes CD4 à moins de 200/mm3, un âge de moins de 36 ans et être de race blanche (par rapport aux Afroaméricaines). Chez l’homme, le HPV est détecté dans la muqueuse anale des homosexuels séropositifs dans 91 à 93% des cas. De plus cette population est plus souvent pluri-infectée par plusieurs génotypes (73% contre 23%) et l’est deux fois plus souvent avec des virus à haut risque oncogène (cancérigène). Les homosexuels qui ne sont pas encore porteurs du HPV ont deux fois plus de risque d’être infectés dans les deux ans, avec un taux de régression spontané deux fois plus faible que chez les séronégatifs ; un faible nombre de CD4 augmente le risque d’infection HPV à haut risque, et il semble que ce ne soit pas seulement les homosexuels qui soient porteurs d’HPV anal, puisque Picketty rapporte un taux d’infection de 46 % chez les héterosexuels masculins séropositifs déclarant ne pas avoir de rapports anaux. >Chez les séropositifs, le taux de récidive après traitement est plus élevé, et la survenue de cancer superficiels plus fréquente, en particulier lorsqu’il s’agit de lésions intra- canalaires. Le niveau et l’ancienneté de l’immunodépression peuvent jouer un rôle dans les récidives et l’évolution plus fréquente vers un cancer.


Autres liens
http.//www.aides.org
http.//www.preventionsida.org
http.//www.multisexualites-et-sida.org